Paris a fait couler beaucoup d’encre.
On parle de la tour Eiffel, du Louvre, des Champs-Élysées, des quais de Seine et de cette atmosphère si particulière qui a séduit des millions de personnes.
Moi aussi, j’aime les monuments de Paris, ses lieux historiques et son patrimoine culturel. Mais plus je revenais dans cette ville, plus j’avais le sentiment qu’il existait un autre Paris.
Le Paris que les guides touristiques montrent rarement.
Le quotidien
C’est le Paris de tous les jours.
Des métros bondés dès le matin,
des foules qui avancent en flux continu,
du bruit, des embouteillages et cette impression d’être toujours pressé.
Les visages
Ce sont surtout les visages qui m’ont marquée.
J’ai souvent été frappée de voir à quel point beaucoup de personnes semblaient fatiguées, absorbées par leurs pensées et parfois même tristes. Le rythme d’une métropole semble exiger de chacun une énergie constante.
Dans les stations de métro et de RER, il m’est arrivé plus d’une fois de trouver des escalators à l’arrêt, de longs escaliers et des correspondances qui semblaient interminables. À la fin de la journée, on comprend que se déplacer dans la ville demande, à lui seul, un certain effort physique.
Le rythme
Paris reste aujourd’hui encore l’un des grands symboles mondiaux de l’amour et de la mode. Pourtant, en tant que visiteuse, j’ai souvent eu le sentiment qu’une ville aussi exceptionnelle mériterait davantage de soin et d’attention. Dans certaines rues et certains espaces publics, la réalité est parfois éloignée de l’image idéale que Paris a construite au fil des années.
C’est sans doute pour cela que, même si Paris reste toujours passionnante à visiter, je n’ai jamais réussi à m’y imaginer vivre.
Je suis davantage attirée par les villes plus calmes.
Celles où l’on court un peu moins,
où la nature est plus facilement accessible
et où l’on ressent davantage d’harmonie dans la vie quotidienne.
Peut-être que je me trompe. Peut-être que, pour d’autres, Paris est précisément l’endroit où ils se sentent le plus heureux.
Pour moi, Paris reste une ville dont je peux admirer l’histoire, l’architecture et la culture, mais dont je n’ai jamais réussi à adopter le rythme.